Les techniciens, à qui l’on avait expliqué la criticité du déploiement, n’ont eu que quelques semaines de retard sur le calendrier prévu.

Du temps a passé ensuite, et une rouille collante a suinté des machines. Arbres, voitures, animaux de compagnie : tout ce qui s’appuyait contre elles y restait attaché.

Des hommes aussi. Au début ils appelaient à l’aide et réclamaient des soins. Une semaine plus tard, il était devenu impossible de leur arracher un mot : ils passaient leur journée à écouter le coeur de la machine battre à travers la paroi.

Certaines machines étaient décorées de trois ou quatre ermites silencieux, quelques pigeons, un chien, la branche ployée d’un marronnier.

Les services municipaux ont remboursé les familles et installé des barrières. Parfois, malgré tout, quelqu’un s’y laisse encore prendre.

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